Turin 2006 Jeux Olympiques d’hiver (Italie)

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Jeux Olympiques d’hiver Turin 2006, du 10/02 au 26/02/2006

Jours précédents la cérémonie d’ouverture (03 et 04/02)

Petit week-end préparatoire les 3 et 4 février, histoire de humer l’atmosphère. Des chantiers partout dans la ville, les ouvriers s’affairent pour que tout soit prêt à temps. Le métro sera ouvert à partir du 5 février, la partie qui nous intéresse surtout est située entre les gares de Porta Susa et de Porta Nuova. Le Torino Piemonte Media Center d’où je pourrai actualiser mon site est ouvert et m’accueille avec bienveillance. Mon pass est prêt! je le récupère…

Jour 0 – Cérémonie d’ouverture – 10 Février

Démarrage un peu dur pour ces Jeux Olympiques, dès le premier jour je me suis fait voler mes papiers, argent et carte bancaire. Heureusement la solidarité franco-italienne a joué à fond et j’ai pu retrouver rapidement une petite indépendance financière. Cependant, si vous venez en Italie pour les Jeux (entre autre), prenez vos précautions. Si vous avez un sac à dos, portez-le sur le ventre, ne laissez aucune banane apparaitre, répartissez votre argent dans différentes poches, circulez avec des photocopies de vos papiers d’identité.
Passons à l’objet principal, les Jeux Olympiques et mes impressions. Il parait que le jour de la Cérémonie d’Ouverture les conducteurs de bus se sont mis en grève, décidément, je ne suis pas vraiment dépaysée par rapport à la France!
Turin reçoit le monde entier, mais a un peu oublié de se mettre à sa portée. Dans les bus, aucune carte de trajet et des arrêts ou bien à de très rares exceptions. Pour les étrangers difficile de s’y retrouver, surtout que les noms des arrêts sont écrits très petit et pas aisés à apercevoir du bus.
L’organisation n’a pas toujours pensé à certains détails d’importance et oublié qu’en faisant passer la flamme dans certains quartiers elle pouvait bloquer le passage des bus menant au stade de la Cérémonie d’ouverture à 2 heures de son commencement, ça fait désordre! Ne parlons pas de la circulation qui est infernale, nous sommes bien loin de l’efficacité de celle d’Athènes, ce qui pourtant n’était pas chose facile dans cette ville!
Spectacle à l’italienne pour la Cérémonie d’ouverture avec entre autres un passage sur la Renaissance. Certains ont payé pour les moins bonnes places, la somme de 250 € et se sont retrouvés bien mal lotis, cachés derrière un rideau (juste avant l’apparition de Pavarotti) et dans l’incapacité de voir le feu d’artifice, on peut comprendre leur mécontentement!
Depuis le début des Jeux, La Stampa édite petit à petit les posters officiels par Série de 2 ou 3.

Jour 1 – 11 Février

Descente en ville, rencontre avec mon amie canadienne Lucile, nous bavardons un grand moment, mais il faut nous séparer car un autre rendez-vous m’attend au Lingotto avec Gemma, une amie italienne. Quelques collectionneurs de pin’s devant le Lingotto, j’attend un peu avant de voir arriver Gemma en tenue de volontaire. Après m’avoir remis des documents, je la suis chez elle où nous attendons Claude, son mari également volontaire pendant les Jeux mais menant de front son métier d’infirmier à l’hôpital, après avoir participé à la Cérémonie d’Ouverture en costume de spadassin de la Renaissance italienne. Je repars un peu plus tard, pour un arrêt prolongé au centre de Média afin de faire mes mises à jour.
A noter: l’humour des Suisse qui malgré leur échec à l’organisation de ces Jeux de 2006, ont décidé de faire leur “Sion 2006” quand même.

Jour 2 – 12 Février

J’attend Maurizio, un ami milanais venu me rendre visite pendant les Jeux et collectionneur d’objets Coca-Cola. Nous partons ensemble dans le centre ville, d’abord à l’Olympic Superstore afin qu’il y trouve des miniatures automobiles qui l’intéresse puis jusqu’à Piazza Solferino où se trouve Coca-Cola. Des collectionneurs connus sont là, nous les saluons. L’entrée au village sponsor est un peu longue, c’est dimanche et beaucoup d’italiens sont venus se promener. Des amis viennent nous y retrouver. Le centre d’échange n’est guère animé, certains visages me sont familiers. Les italiens ne sont pas très familiarisés avec les échanges de pin’s, ils en ont rarement sur eux. Diverses animations sont proposées sur le stand Coca: photos en bobsleigh, avec la torche, bouteilles plastique étiquetées sur place, vente de pin’s (leur catalogue est très réduit cette année, bien que la bouteille puzzle ai fait une nouvelle apparition). Nous repartons, les rues sont pleines de monde, il est difficile de circuler aisément, les bus sont bloqués, nous préférons rentrer à pied. Je repars au media center un peu plus tard.

Jour 3 – 13 Février

Journée sport aujourd’hui! départ pour le biathlon féminin. Nous nous rendons à la gare de Porta Nuova pour prendre le train jusqu’à Oulx (les trains partent toutes les 30 mn), le trajet dure environ 1h10. Ensuite à l’arrivée à Oulx, ce sont des bus qui nous prennent en charge, encore presque 1h de route pour arriver à Cesana San Sicario, lieu choisi pour le biathlon. Contrairement à Nagano en 1998 où mes billets me donnaient accès à la tribune pour un prix équivalent, ce n’est malheureusement pas le cas ici où nous devons nous poster le long du parcours pour apercevoir les athlètes. Heureusement Philippe, mon colocataire, a déjà fait une reconnaissance du site l’avant veille, et sait nous diriger sur les endroits intéressants. En arrivant nous demandons une liste de départ, mais grain de sable dans la machine du TOROC, l’informatique a capitulé et ils ne peuvent nous en fournir. Je récupére avec difficultés un gobelet Coca-Cola neuf, pas aisé de se faire comprendre! Nous partons nous installer sur le parcours, d’abord pour voir le départ échelonné des biathlètes. 4 françaises sont en lice: dossart n°8 Sylvie BECAERT, dossart n°36 Florence BAVEREL-ROBERT, dossart n°38 Sandrine BAILLY et dossart n°69 Delphyne PERETTO.
La course est lancée, éloignés du grand écran, nous n’avons aucune idée du placement des françaises durant l’épreuve, mais nous les encourageons à chaque passage. Malheureusement, ce n’était pas un bon jour et les performances ne sont pas à la hauteur des espérances. La meilleure française, Sandrine BAILLY se classe 7ème, ensuite Sylvie BECAERT à la 25ème place, Florence BAVEREL-ROBERT à la 27ème et Delphyne PERETTO à la 41ème place. 2 russes sont médaille d’or et d’argent (Svetlana ISHMOURATOVA et Olga PYLEVA déclassée depuis pour dopage) tandis que Martina GLAGOW, allemande, vient s’intercaler pour la médaille de bronze.
Nous avons la possibilité de nous glisser sur les gradins pour faire des photos de la Cérémonie de remise des fleurs, celle des médailles ayant lieu un plus tard en soirée à la Medal Plazza de Turin.
Nous repartons pour Sestrière en empruntant la télécabine qui va nous permettre de rejoindre le lieu de départ des bus qui empruntent la dorsale, au passage nous surplombons le site du bobsleigh. Encore une 1/2 h pour arriver à Sestrière. Nous sommes face aux pistes en arrivant, c’est magnifique. Nous rejoignons le Club France où nous sommes attendus pour déjeuner malgré l’heure tardive (15h30). Cette fois-ci, grâce à Lise, nous ne restons pas à la porte! C’est un moment calme, nous avons raté de peu une rencontre avec Antoine DENERIAZ récent médaillé d’or en descente. L. nous offre gentiment 2 places de curling pour le lendemain. Henri Sérandour, président du CNOSF, est attablé derrière nous et viens nous saluer. Le Club France est magnifiquement installé face à la montagne et la vue est superbe sur les pistes.
Nous repartons ravis de notre visite et nantis d’un laissez-passer permanent nous autorisant à nous présenter également au Club France de Turin, le pied!
Avant de reprendre le bus, nous nous arrêtons à la Poste pour faire quelques oblitérations, Sestrière, en tant que village olympique, a un cachet spécial. Un petit arrêt à la maison du Valais (Suisse) où nous buvons une boisson chaude et récupérons quelques souvenirs. La Suisse affiche clairement ses intentions en indiquant sur sa porte “tout le monde est bienvenu” (mais non, mais non, ce n’est pas partout pareil!).
Retour à Turin, fatigués mais heureux de notre journée.

Jour 4 – 14 Février

Philippe, mon colocataire, se réveille avec une douleur au pied qui l’empêche de se déplacer. Nous sommes inquiets. Il décide d’annuler sa journée à Sestrière où il devait aller voir du ski alpin. Je pars à Pinerolo voir le curling, sport que je connais peu, apparenté de loin à la Pétanque. Il faut rejoindre la gare de Torino Lingotto, le bus passe devant les immeubles colorés du village olympique de Turin avant de m’amener à la gare. Je viens de rater un train, il me faudra patienter 30 mn pour prendre le suivant.
45 mn de trajet. Le site est tout proche, 5 mn à pied pour le rejoindre.
Les épreuves n’ont pas encore commencé. Présentation des équipes en lice: Suisse / Norvège, Suède / Canada, Italie / Allemagne et USA / Nouvelle Zelande. C’est un jeu d’adresse demandant une extrême précision, néanmoins et à mon sens, nettement plus intéressant à pratiquer qu’à regarder!
Après la partie je rejoins le centre ville, à la recherche de la Poste, pour quelques oblitérations supplémentaires. Aucune spécifique à Pinérolo n’a été faite, mais la postière, très aimablement, me fait profiter d’un cachet 1er jour de l’an passé. Je reprend le train du retour.
Je retrouve mon colocataire l’humeur un peu morose car n’ayant pas mis le nez dehors, et je décide de l’emmener en voiture jusqu’au Club France pour lui éviter de marcher. Le sourire revient un peu. Arrivés au Club France, nous avons un petit stress, car le portier n’identifie pas notre pass de Sestrière comme pouvant nous ouvrir la porte du Club de Turin. Après renseignements , nous pouvons rentrer, pris en charge par la personne de l’accueil. Nous pouvons avoir accès au bar et au restaurant. Après un petit apéritif, nous croisons encore Henri Sérandour qui nous salue de nouveau puis nous nous dirigeons vers la salle de restaurant où se présente un buffet avec spécialités italiennes. Salades, charcuterie, lasagnes, émincé de boeuf aux artichauds, purée et boulettes d’épinard avec pignons et raisins, pour finir fromages locaux accompagnés de fruits ou légumes confits dans du miel (assemblage très fin et délicieux). Excellent repas, nous reviendrons!

Jour 5 – 15 Février

Nous décidons de faire une lessive aujourd’hui. Quelle drôle d’idée, nous n’arrivons pas à faire démarrer la machine et de plus, avec nos différents essais, nous n’avons plus ni eau chaude ni chauffage, gênant! Nous arrivons, nous ne savons très bien comment, à remettre en route. Nous allons au magasin Carrefour local histoire de recharger le frigo. Après un repas digne de ce nom, nous partons pour le village sponsor, histoire de glaner quelques souvenirs par ci par là. Je m’enregistre au press lounge de Coca-Cola grâce à ma carte media du Torino Piemonte Media Center. On nous y offre un pin’s et nous invite à revenir quand nous voulons pour boire ou manger. Petit tour chez les autres sponsors, Samsung, EuroSport, Fiat, Neutrogena et le centre d’échange de Coca-Cola. Il n’y a plus grand chose, les stocks sont épuisés nous dit-on. Je pars pour le Torino Piemonte Media Center, impossible de procéder à l’actualisation de mon site, le serveur bloque. Retour à l’appartement où mon colocataire m’annonce que nous sommes sans chauffage ni eau chaude! Catastrophe, la température est fraîche. Nous essayons pendant plus d’une heure de remettre la chaudière en marche, sans succès, il est 1 h du matin, nous sommes fatigués et allons nous coucher sous une montagne de couvertures!

Jour 6 – 16 Février

Au petit matin, je prend les choses en main, et grand miracle, je trouve le bon bouton, tout repart, quel soulagement, il ne faisait pas très chaud et l’ami Philippe est parti sans pouvoir se doucher ni se réchauffer à ses épreuves. Un autre ami, Michel, passe chercher quelques affaires que je lui confie à ramener en France. Comme il est en voiture, j’en profite pour partir avec lui au village sponsor. Je reste quelques instants au Coca-Cola center et part à la recherche de nouveaux objets à glaner. Rien de miraculeux, quelques cartes postales, un sac, un petit tour dans le bus de Samsung, de quoi m’occuper un peu. Je rentre à l’appartement déjeuner et repars pour le Media Center. J’y rencontre l’ami Marc B. qui s’occupe de la mise à jour de son site. Nous échangeons quelques petits trucs concernant nos sites respectifs et des photos. Nous découvrons que nous bénéficions d’un casier réservé à notre nom avec de la documentation. Philippe nous rejoint un peu plus tard, nous allons à une dégustation de produits locaux organisée tous les jours au Media Center. C’est excellent, fromages, charcuterie, bonbons aux plantes, digestif aux plantes, nous apprécions!

Jour 7 – 17 Février

Philippe est parti tôt, ses épreuves sont à 10h et il y a 3h de trajet pour rejoindre le site du ski de fond. Je m’attarde un peu à l’appartement avant de partir pour le centre de media. En arrivant, petit arrêt à la maison de Vancouver dans l’espoir d’apercevoir Lucile. Quelle chance, elle est là! Nous sortons pour discuter un moment au soleil. Des étudiants de l’Université Georges Washington aux USA, nous apercevant, nous demandent si nous acceptons de répondre à un sondage concernant notre vision des Jeux Olympiques. Nous acceptons volontiers, d’autant que la récompense est un ….pin’s!
Un peu après j’emmène Lucile au centre de media, comme elle ne dispose pas du pass, je lui prête mon sac Torino Piemonte Media Center et nous rentrons ensemble sans soucis. Pas de contrôles particuliers d’autant que l’on commence à me connaitre! J’en profite pour passer quelques coups de téléphone importants et vérifier mes mails.
Nous repartons ensemble, elle m’emmène à la maison du Canada, j’y glane quelques petits drapeaux aux couleurs de Vancouver 2010 que je réserve aux enfants d’écoles que je visiterai après les Jeux. Nous regagnons son hôtel situé en face de la gare de Porta Nuova et nous nous séparons, je pars vers le Palavela où se déroule la compétition de danse sur glace.
Je rencontre Irina et Igor, mes amis russes. Je reste un moment avec eux, puis nous partons manger au centre commercial du Lingotto et faire quelques courses. La journée se termine par un petit passage au centre de media, je dois communiquer quelques renseignements pour avoir une petite chance d’obtenir un guest pass pour le village olympique, croisons les doigts!

Jour 8 – 18 Février

Passage à la Poste centrale pour envoyer un paquet. Comme d’habitude, les renseignements italiens ne sont pas meilleurs que ceux de nos administrations et on me balade sur 2 ou 3 guichets avant de m’indiquer le bon. Petit passage éclair au Media Center, puis je rentre rapidement à l’appartement déposer mon PC avant de repartir car j’ai rendez-vous avec mes amis canadiens et Philippe à la gare de Porta Nuova pour aller à Sestrière. Tout le monde se retrouve en temps et en heure et nous embarquons dans le train. Après 1h10 de trajet nous arrivons à Oulx, il nous faut prendre la navette DOM1 (dorsale) pour rejoindre Sestrière, environ 1h de trajet. Sur la route, je recois un message d’Edouard qui s’y rend également. Nous nous retrouvons à la descente du bus. Après un petit passage par la maison suisse où des sonneurs de cor font une petite démonstration, nous nous dirigeons vers le Club France. Grâce à nos laissez-passer nous rentrons sans problème ainsi que tous nos amis à qui il en est délivré un temporaire. Nous buvons un pot ensemble aux milieux d’athlètes. Franck PICCARD, médaillé d’argent à Albertville est présent et accepte gentiment de se prêter à une séance d’autographes et de photos. Florence BAVEREL-ROBERT médaillée d’or à Turin en biathlon est également présente et nous signe un autographe. Nous n’arrivons à reconnaitre toutes les personnes qui nous entourent. Le journal des sports de France 3 se déroule en direct à quelques mètres de nous. Une fois fini, Henri SANNIER, le présentateur, passe parmi nous. Nous repartons un peu plus tard sans avoir dîné car le restaurant est plein. Nous nous arrêtons au buffet de France Television qui se tient dans l’entrée d’accès au Club France et rejoignons ensuite nos amis canadiens partis dîner en ville. Timing parfait, nous partons rejoindre la navette DOM1 qui nous ramène sur Oulx. Le chauffeur ne connait pas bien la route et c’est une volontaire italienne qui lui dit par où passer! Le train du retour est quasiment vide, il est 11h du soir.

Jour 9 – 19 Février

Tiens! les pickpockets sévissent toujours sur Turin, mon ami Philippe s’est fait dérober le porte-monnaie, pourtant enfermé dans la poche de son blouson, dans le tram qui le conduisait vers le centre. Aujourd’hui, il neige sur Turin, une neige lourde, imbibée d’eau et qui laisse un magma boueux après le passage des voitures qui circulent. Je rejoins Marc B. au Torino Piemonte Media Center, pas mal de documents intéressants ont été mis à notre disposition aujourd’hui. Nous allons dîner au Club France ce soir, les bus sont rares, nous marchons dans la neige boueuse, mais finissons par arriver à bon port et pouvons nous restaurer d’un bon repas chaud. Au menu, soupe aux haricots blancs et saucisson, civet de chamois, polenta et choux-fleur, salades variées, fromages et gâteau noix et miel.

Jour 10 – 20 Février

Tôt le matin, je décide d’aller jusque chez Visa (réservé aux Olympians mais une info a été difFusée disant que l’accès nous est possible). C’est derrière Casa Italia (château Valentino) sur les bords du Pô, dans un club d’aviron. A l’entrée, on me fait savoir qu’il faut être recommandé par un Olympien (malheureusement, je n’ai personne d’olympien dans mes relations!) pour être accepté ou bien m’adresser auprès du service de presse de Visa. Je repars pour aujourd’hui, sans oublier de faire un tour à Casa Italia (la vitrine du Comité Olympique Italien). Un lieu splendide, où l’on retrouve les nombreux sponsors de l’équipe italienne. Tout le monde peut rentrer.
Ensuite, petit passage par Omega, histoire de voir s’il n’y a pas de pin’s à glaner. Malheureusement, il n’y a qu’une hôtesse pour la distribution et je ne peux en avoir qu’un! Direction Piazza Solferino où je dois retrouver Edouard accompagné de sa femme et de sa fille. En l’attendant, je fais le tour des sponsors et fini par le Press lounge de Coca-Cola (réservé à la presse). J’y grignote quelques amuse-gueules en regardant la course du super géant féminin. On nous sert un plat chaud (viande et pommes de terre), très bon. Dès que Carole Montillet a terminé sa descente, je pars rejoindre Edouard qui est arrivé. Je lui fais faire le tour des sponsors. Nous terminons par Coca-Cola où nous retrouvons les collectionneurs habituels. Je les accompagne à nouveau vers Omega, puis Medal Plaza et nous nous séparons après avoir récupéré dans une banque la nouvelle pièce de 2 € éditée par l’Italie à l’occasion des Jeux de Turin. Je pars rejoindre Gemma que j’ai invité à venir voir le programme libre de danse sur glace en ma compagnie, n’ayant pas réussi à vendre mes places à un prix acceptable. Elle en est ravie. Nous sommes placées un peu haut malgré le prix exhorbitant de ces places, mais nous voyons l’ensemble de la piste.
La compétition est magnifique, les couples se succèdent les uns aux autres, on voit la différence de difficultés au fur et à mesure que l’on se rapproche des meilleurs. Cependant, nos critères ne sont pas ceux des juges et les notes nous paraissent parfois bien injustes! Mais que nous sommes profanes…
Après la compétition, nous sommes rejointes par Claude qui n’a pu suivre les épreuves que derrière un rideau car n’ayant pas de billet, bien qu’il ait pu rentrer dans l’enceinte Grèce à son accréditation de volontaire. Nous allons manger un plat de pâtes chez Gemma et Claude, comme il se fait tard, Gemma me propose de rester dormir pour éviter de me retrouver sans bus. J’accepte volontiers.

Jour 11 – 21 Février

Départ tôt de chez Gemma et Claude pour rejoindre mon appartement. Avec Philippe, nous partons pour Casa Italia où nous devons assister à une conférence de presse organisée par le journal italien Tuttosport. D’anciens athlètes sont présents: Livio Berutti médaillé d’or en 200m plat à Rome en 1960, Nino Defilippis ancien coureur cycliste, Italo Zilioli ancien coureur cycliste, Maurizio Damilano médaillé d’or en 20 kms marche à Moscou en 1980, de bronze à Los Angeles en 1984 et Séoul en 1988, Piero Gros médaillé d’or en slalom à Innsbruck en 1976 et Stephania Belmondo (ski de fond) médaillée d’or à Albertville en 1992 et Salt Lake City en 2002, médaillée d’argent à Albertville en 1992, à Nagano en 1998, et à Salt Lake City en 2002, médaillée de bronze à Albertville en 1992, à Lillehammer en 1994, à Nagano en 1998 et à Salt Lake City en 2002. Après la conférence de presse, nous avons droit à un buffet offert par Tuttosport dans les locaux de Casa Italia. Retour au Torino Piemonte Media Center, je retrouve Marc B. Nous échangeons nos dernières informations. Demain, en prévision, rencontre avec des champions olympiques au centre Visa, je vais pouvoir m’inscrire et obtenir une nouvelle accréditation!

Jour 12 – 22 Février

Départ vers 10h30, je décide de prendre exceptionnellement la voiture, car un peu marre des transports en commun qu’il faut attendre! Le temps pour rejoindre l’endroit où je dois aller n’est pas forcément meilleur car j’ai du mal à trouver pour me garer, mais au moins je suis actrice! Après avoir tourné et viré un bon moment pour trouver une place si possible non payante, je me suis rabattue sur un emplacement parcmètre (1 € de l’heure). Je vais au centre Visa Olympiens où a lieu une conférence de presse en présence de 2 anciens champions olympiques, le norvégien Bjorn Daehlie titulaire de 12 médailles olympiques dont 8 en or et 4 en argent (l’athlète le plus titré des Jeux d’hiver), et l’autrichien Franz Klammer médaillé d’or à Innsbruck en 1976 et de 2 médaillés d’or aux Jeux de Turin en luge à 2, les frères Andreas et Wolfgang Linger.
Les frères Linger ont leur médaille d’or au cou, superbe! Visa nous offre un déjeuner à l’issue de cette rencontre. Bob Farley, un collectionneur philatéliste et de cartes postales, m’aide dans mes photos. Nous partons ensuite ensemble à la recherche de la maison de la Corée, un peu excentrée, pas beaucoup d’informations excepté un dossier sur Pyeongchang, ville requérante pour l’organisation des Jeux d’hiver en 2014. Puis nous allons à celle de la Hollande, au Sud de Turin. Très bien organisée, immense, avec une patinoire pour ses supporters, un modèle du genre! Nous repartons ensuite vers la Sassonia house, autre maison d’origine germanique. Je ramène Bob à son véhicule laissé le matin près de Casa Italia. Nous nous donnons rendez-vous un peu plus tard au Torino Piemonte Media Center.

Jour 13 – 23 Février

La routine aujourd’hui, visite au Media Center pour consulter mes mails, passage par Omega pour récupérer des pin’s, puis direction village des sponsors. Un petit tour des sponsors pour essayer de récupérer quelques bricoles, passage par le Press Lounge de Coca-Cola, puis centre d’échange Coca-Cola où je retrouve quelques collectionneurs connus ou inconnus, parmi eux des français, plus nombreux qu’à l’habitude. En fin de soirée, une dame française d’un certain âge, habillée de la tenue des volontaires d’Albertville, fait une apparition. Nous en profitons pour discuter un peu. Elle me raconte qu’inscrite comme volontaire depuis 2 ans à Turin, elle n’a pas été retrouvée sur les listes et n’a donc pas été prise. Depuis, ayant payé son hébergement, elle se promène dans Turin. Elle a déjà participé comme volontaire à différents Jeux méditerranéens ainsi qu’en 2004 à Athènes. Un collectionneur américain me montre la médaille de participant des Jeux de Turin, elle est toute petite, sa présentation fait penser à un CD-Rom!
Je repars en passant par le Media Center avant de regagner l’appartement.

Jour 14 – 24 Février

Jour magique aujourd’hui, je vais au village olympique pour la première fois depuis que je fais les Jeux, grâce à Claude qui m’a obtenu un laissez-passer journalier auprès de la France. Je pars tôt, car la journée est bien remplie. Malgré mes craintes et la présentation de mon passeport périmé (je l’ai fait envoyer pour la circonstance!), tout se passe sans anicroche, et je peux enfin pénétrer dans le village. Un peu perdue, ne sachant où aller malgré le plan que j’ai entre les mains, j’essaie de me diriger. Je trouve le centre commercial situé dans la zone internationale. Un véritable petit village avec sa poste, son fleuriste, son coiffeur, son agence de voyage, sa banque, son très petit supermarché, sa boutique olympique (quasiment vide à la fin des Jeux!), son information et objets trouvés, son espace internet, sa billeterie, sa cafétéria et j’en oublie peut-être. Dans les couloirs sont exposés des médailles d’anciens champions olympiques principalement italiens, tels que Alberto Tomba, Piero Gros, Stefania Belmondo, Deborah Compagnoni, etc. Je me dirige ensuite vers un autre bâtiment, où se trouve le restaurant des volontaires et qui mène aux bâtiments des athlètes et aux infrastructures qui leur sont réservées. Dans l’entrée je retrouve des collectionneurs américains bien connus qui ont établi leur siège sur ce passage stratégique des athlètes et des délégations. Je m’installe avec eux pour faire quelques échanges. En cette fin de Jeux, il n’y a plus beaucoup de pin’s en circulation.
Un peu plus tard, je vois Claude et Gemma qui viennent à ma rencontre, nous partons déjeuner ensemble dans le restaurant des volontaires. Ensuite, grâce à eux, je peux les accompagner jusqu’au bâtiment de la France, orné d’un drapeau à ses couleurs. Au premier étage se trouve la logistique, tandis que plus haut se situent les chambres des athlètes.Je suis pressée, il me faut partir car je dois assister à la compétition de bobsleigh en fin d’après-midi. En partant je fais un détour par le bâtiment où se situe le musée olympique et j’y rencontre le directeur et son adjointe qui sont présents. J’ai confirmation que la bourse de Lausanne aura bien lieu en juin à Pentecôte.
Je sors du village et rejoins la gare où je retrouve Philippe. Nous partons ensemble au bobsleigh. Après 2h30 de parcours nous arrivons sur le site. Je dois trouver Edouard qui détient mon billet d’entrée. Ils sont là depuis un moment déjà. Tout se passe sans encombre. Nous nous dirigeons vers l’aire d’arrivée afin d’avoir un ralentissement des machines lancées à vive allure et pouvoir faire quelques photos. Il neige, heureusement l’éclairage de la piste est puissant. Toute la 1ère manche, nous la passons à l’arrivée, puis à l’intermède, nous décidons d’aller au départ, les seuls endroits intéressants pour vraiment apprécier le spectacle. La montée est longue et fatiguante, mais nous sommes là pour assister à la 2ème descente des français. Nous parvenons à nous glisser sur la tribune, même si nos places ne nous y donne pas accès! Dès que les français entament leur dernier parcours de la journée, nous commençons à descendre, Edouard devant repartir le soir sur Marseille. Nous nous quittons au bas des télécabines. Comme il n’est pas trop tard, je propose à Philippe d’aller une dernière fois à Sestrière. Il neige toujours, et dans la nuit, la montagne apparaît comme fantômatique. Il y a du vent à Sestrière et le chemin apparaît long jusqu’au Club France où nous finissons par arriver. Nous dînons sur place avant de reprendre le chemin du retour sans avoir vu L. dont c’est le jour de repos. Arrivés à 2h du matin à Turin, les bus sont rares et nous devons finir notre chemin à pied sous la pluie qui ne s’est pas arrêtée.

Jour 15 – 25 Février

Journée de repos après les agapes de la veille! Après avoir déposé la voiture sur le parcours d’un tram passant assez souvent pour éviter une attente supplémentaire en changeant de bus, j’arrive aux abords de la cabane de Vancouver. Une queue allant sur 100 m est déjà en place. Je dois la faire!Mon tour arrive, malheureusement la boutique est fermée, faute de fournitures car complètement dévalisée, et je ne puis acheter ce qui était prévu. Dépitée, je vais au Média Center juste en face. J’y retrouve Marc B. Je fais la mise à jour du site. Je repars en fin d’après-midi car nous avons rendez-vous pour manger une pizza avec nos amis italiens, Gemma et Claude. Ensuite, comme le samedi précédent, c’est la nuit olympique, avec de nombreux musées ouverts au public et gratuits, ainsi que des expositions culturelles et des concerts gratuits un peu partout dans la ville. Nous rejoignons le propriétaire de l’appartement que nous louons, venu de France pour quelques jours de vacances. Une grande partie de sa famille l’accompagne. Beaucoup de monde dans la rue.

Jour 16 – Cérémonie de clôture – 26 Février

En chasse pour récupérer les derniers gadgets, demain, il sera trop tard. Les boutiques olympiques ont été dévalisées dans les derniers jours et on ne trouve plus les mascottes de 20 cm. Nous arrivons devant la boutique Visa qui avait annoncé distribuer ses derniers gadgets. Il y a déjà du monde, la foule se presse, se bouscule. La porte s’ouvre, mais mal organisés, les membres du staff, débordés par le monde, après avoir donné quelques sachets, referment la porte et abandonnent la distribution, à notre grand désespoir! Nous ne faisons pas partie des heureux lotis…
Après un arrêt chez Omega pour prendre un pin’s, nous filons dans une autre boutique Visa et y récupérons quelques cartes postales. Après, nous allons au village des sponsors faire le tour des marques et ramasser ce qui peut encore l’être. Après un ultime tour, nous partons vers l’immeuble du TOROC. Malheureusement, c’est dimanche et il n’y a pas grand monde. Nous obtenons quand même quelques renseignements qui seront peut-être utiles.
Il est temps de commencer à préparer les bagages pour le retour, avant que Philippe ne se rende à la Cérémonie de Clôture. Voilà, c’est fini, rendez-vous à Pékin en 2008 pour les Jeux d’été! Au fait, je cherche un hébergement, pensez à moi!!

 

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